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L'hypothèse de bébés génétiquement modifiés n'est pas une fatalité. La phrase du jour.

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“Le progrès de l’édition de base rend possible une exploration plus précise du développement humain. C’est une raison de soutenir une recherche fondamentale rigoureuse et étroitement encadrée (laquelle recherche est très souvent soutenue par des associations de patients atteints de maladies génétiques). Ce n’est pas une raison pour considérer comme inévitable la naissance d’enfants génétiquement modifiés” expliquent Hervé Schneiweiss et Francois Hirsch, dans la revue en ligne The Conversation https://theconversation.com/modifier-le-genome-des-embryons-  L’hypothèse de bébés qui seraient génétiquement modifiés ne constitue en aucun cas une fatalité : “en l’état actuel des connaissances, l’édition du génome embryonnaire apparaît souvent moins comme la réponse à un besoin médical établi que comme une technologie à laquelle on cherche une application“.

Le terme “édition de base” correspond à une nouvelle technologie d’édition du génome, beaucoup plus précise et dans une certaine mesure moins risquée que la technologie CRISPR-Cas9. Les auteurs expliquent clairement pourquoi le recours à cette technologie constitue une opportunité pour la recherche fondamentale dans le domaine du développement humain, del’embryologie. L’utilisation d’embryons génétiquement modifiés se fait dans des objectifs de recherche. Mais n’ouvre en aucun cas de nouvelles perspectives dans le domaine de la reproduction humaine. Pour trois raisons principales :

Elargissant leurs reflexions aux entreprises qui, aux États-Unis, vendent en ligne des tests génétiques pour choisir les embryons sur des critères de probabilité de maladie et de traits physiques et de comportement, les auteurs entendent alerter sur un risque de ” banalisation progressive d’un marché international de la sélection et de l’optimisation reproductive”.

 

Hervé Schneiweiss, François Hirsch. Modifier le génome des embryons humains : entre espoir et inquiétude, les questions soulevées par les avancées scientifiques récentes. The Conversation. 26 octobre 2026.

 

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