La recherche dans le domaine de la santé du cerveau est trop faible par rapport à d’autres maladies moins répandues : si l’on considère l’importance des enjeux de santé publique – une personne sur trois dans le monde sera concernée au cours de sa vie – il y a besoin de beaucoup plus d’investissements, explique Stéphanie Debette, neurologue et directrice générale de l’Institut du cerveau. Davantage d’investissements permettrait notamment d’ identifier les biomarqueurs des maladies, de diagnostiquer et de mieux suivre les maladies. D’où de nouvelles pistes, évoquées lors d’une réunion rassemblant les académiciens des sciences des pays du G7, les 18 et 19 mai derniers à Paris :
- Créer dans le cadre du G7 un comité consultatif permanent pour la santé mentale.
- Encourager les financements privés.
- Développer le partage de données.
En tout, 6 principales recommandations ont été publiées. Des avancées récentes en neurosciences fondamentales et des progrès technologiques majeurs (imagerie, cellules souches, génomique..) , propulsés par de nouvelles IA dédiées, ont favorisé cette prise de conscience générale. Il semble en effet légitime que les questions de santé mentale s’inscrivent désormais plus clairement à l’agenda des politiques publiques de santé.
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