La phrase du jour est extraite d’un article publié par l’hebdomadaire britannique The Economist : “Il y a dix ans, alors que la révolution de l’IA prenait de l’ampleur, on disait aux étudiants en arts et en sciences humaines que, s’ils voulaient se donner des chances de trouver un emploi, ils devaient « apprendre à coder ». Ce conseil était peut-être malavisé. Aujourd’hui, ce sont les programmeurs qui craignent que l’IA ne leur prenne leur emploi. Ils pourraient envisager de se mettre à la philosophie. En début d’année, la Banque fédérale de réserve de New York a publié des chiffres montrant que les diplômés américains en philosophie ont plus de chances de trouver un emploi que leurs pairs ayant étudié l’informatique. En 2024, dernière année pour laquelle des chiffres sont disponibles, 7 % des personnes ayant étudié l’informatique étaient au chômage, contre seulement 5,1 % des philosophes.
Un bon nombre de ces diplômés en philosophie sont recrutés par les entreprises spécialisées dans l’IA elles-mêmes. Les objectifs : mettre en place des cadres éthiques ou déontologiques pour entraîner les modèles à la recherche de la vérité.
Why big AI labs are hiring so many philosophers ? The technology presents all sorts of thorny problems—a philosopher’s favourite kind. The Economist. 24 juin 2026. https://www.economist.com/science-and-technology/2026/06/24/why-big-ai-labs-are-hiring-so-many-philosophers?
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