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La neuro-imagerie pour comprendre le développement cérébral des bébés.

Electroencéphalogramme, (EEG),  magnetoencéphalogramme (MEG), imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) sont les principaux moyens qui permettent aujourd’hui l’exploration du cerveau des bébés. L’enjeu est majeur : en apportant des connaissances nouvelles à la fois sur l’architecture et sur le fonctionnement d’un cerveau en pleine maturation, ces technologies visent à mieux comprendre les troubles du développement des enfants. 

Si le nombre de neurones reste à peu près stable après la naissance, ce sont les connexions qui, elles, se développent.  Co-responsable de l’équipe de neuropédiatrie InDev/Inserm au CEA-Neurospin, Jessica Dubois explique dans l’ intervention ci-dessous de quelle manière s’établissent les connexions entre les différentes régions du cerveau, comment il est possible via l’imagerie de suivre la maturation des connexions. Il apparait ainsi que ce sont les faisceaux associés aux fonctions psycho-motrices qui se développent le plus tôt, avant par exemple les fonctions du langage. 

La spécialisation du cerveau des bébés est précoce mais pas complète. Dans ce processus de spécialisation, on peut observer  à quel point “l’environnement post-natal module le développement du cerveau », avec notamment « l’élagage,  la suppression des connexions qui ne sont pas pertinentes pour le bébé, face à son environnement”.  J. Dubois attire aussi l’attention sur cette capacité fondamentale d’un cerveau qui n’est pas encore mature : sa considérable plasticité, c’est à dire « le fait que d’autres régions que celles qui sont normalement impliquées vont prendre le relais pur certaines fonctions ». 

 

Source : CEA – Neurospin

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