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La biologie de synthèse et l' IA redessinent les systèmes biologiques.

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La biologie synthétique exploite et redessine les systèmes biologiques afin de stimuler l’innovation dans un large éventail de secteurs, notamment la santé, l’agriculture et la production. Elle intègre de plus en plus d’outils d’intelligence artificielle tels que les grands modèles linguistiques et la robotique afin d’accélérer l’innovation, d’améliorer l’accessibilité et de permettre des applications plus complexes” souligne un récent rapport de l’OCDE. https://www.oecd.org/content/dam/oecd/en/publications/reports/2025/12/synthetic-biology-ai-and-automation_0179340f/12158721-en.pdf

Dans l’objectif de créer de nouveaux produits pour répondre à des besoins humains, dans des secteurs très différents, la recherche en biologie synthétique vise à mettre au point  :

Quelques exemples de ces applications sont évoquées par Jean Christophe Pagès, Université de Toulouse, tels que l’“introduction d’une nouvelle voie métabolique dans un organisme, comme ce qui a été fait lors de l’intégration de la voie de synthèse du cholestérol dans la levure ; biologie de synthèse visant à produire des bactéries à génome réduit et défini, une approche réalisée par les équipes de C. Venter ; une version dérivée, la formation de nouveaux virus par combinaison de génomes ; synthèse de génomes d’organismes disparus ; création de formes vivantes ayant de nouveaux nucléotides, de nouveaux acides aminés… Et, dernière création conceptuelle, les bactéries miroir (…)” (2).

La convergence de la biologie de synthèse et de l’IA pose des questions inédites, liées à la fois aux incertitudes de sa mise en oeuvre et à l’ampleur des bouleversements qu’elle pourrait engendrer : “la biologie de synthèse par certaines de ses formes, soulève un incommensurable nombre de questions. Elles sont avant tout techniques, et il est très probable qu’elles se résoudront. Alors, autant réfléchir et penser aux étapes suivantes. Ces dernières abordent les conditions de leur mise en œuvre. Quels processus de décision pour faire ou non ces expériences dans quelles conditions de sécurité, de sûreté, à quel coût économique, environnemental, sociétal, et, surtout, pour quels objectifs ? Alors commencent les difficultés d’un ordre différent, celles du suivi et du partage sociétal de ces questions, car si la biologie de synthèse interroge notre compréhension du vivant, et en ce sens est un stimulant philosophique et scientifique passionnant, sa phase pratique entre dans notre réalité et les conséquences concernent bien notre société humaine” estime J. C. Pagès.

 

1 – OECD science, technology and industry. Synthetic Biology, AI and automation : a forward-looking technology assessment. Policy paper. November 2025 No. 187.

2 – Jean-Claude Pagès. 40 ans de biotechnologies. Que sont les enfants de Tom Maniatis devenus ? Jean-Christophe Pagès. Médecine/Sciences. Octobre 2025. 

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