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Embryons chimériques : nouvelles expérimentations

Une équipe internationale vient de créer le premier embryon chimérique humain-singe en apportant – in vitro – des cellules humaines dans des embryons de singe. L’expérimentation a duré 20 jours. A « team of scientists from the U.S., China, and Spain reported Thursday they have created the first embryos that were part human and part monkey and kept them alive for up to 20 days in laboratory dishes »  commente la revue en ligne Stat (1).  Parallèlement, en France, les débats se poursuivent autour d’une  disposition de la nouvelle loi de bioéthique, qui autoriserait les recherches dans ce domaine. Le 3 février dernier, les sénateurs, considérant qu’une ligne rouge serait franchie avec la transgression de la barrière des espèces, rejetaient en deuxième lecture l’article 14 du projet de loi bioéthique pour l’adjonction de cellules souches pluripotentes humaines à des embryons animaux.

 Utilisée depuis les années 2010 dans d’autres pays pour la recherche,  ces technologies permettent de mener des travaux de recherche en alternative à l’expérimentation humaine notamment pour l’étude du développement humain et la mise au point de médicaments,  et aussi dans l’idée de pouvoir peut-être un jour produire des tissus et organes pour des transplantations.  Les bénéfices dépassent les inconvénients, soutient le magazine britannique The Economist, dans une démarche pragmatique à l’anglo-saxonne. De nombreuses et lourdes questions se posent néanmoins avec ces expérimentations et restent en suspens : un animal avec des cellules humaines injectées reste t-il un animal ? si les cellules génèrent non seulement des organes mais des neurones ou des traits morphologiques humains, que fait-on ? ou encore, faut-il définir un seuil maximal d’apport humain ?” Such chimeras can be used in experiments that can’t be done with human embryos, for example, but combining human cells with those of primates ushers in new and urgent ethical concerns. To be clear, the work, published in the journal Cell, is in very early stages. The team did not create living, breathing part-human animals. They created very early embryos and never implanted them into the uterus of any animal. Concerns about human-animal chimeras center on what Stanford bioethicist and legal scholar Hank Greely calls “brains, balls, and beauty” — worries that an animal could look at all human, be born with a human brain, or be able to reproduce. This experiment carried none of those risks, but makes it clear that the time to start discussing the ethics of human-animal chimeras is now.

1 – Usha Lee McFarling. International team creates first chimeric human-monkey embryos.  Stat. April 15, 2021. https://www.statnews.com/2021/04/15/international-team-creates-first-chimeric-human-monkey-embryos/

 

 

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