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Les traducteurs automatiques : de la science fiction à aujourd’hui.

 
https://webcast.in2p3.fr/video/quand-la-science-fiction-inspire-les-technologies-de-la-langue
 
Robots omniscients, pilules et bactéries à ingérer, ou même poisson « miraculeux », la science-fiction regorge d’étonnants systèmes de traduction automatique » (1). Frédéric Landragin, linguiste, chercheur au CNRS, explore ces enjeux du langage universel, à travers les scénarios de sciences fiction et aussi du point de vue des enjeux contemporains. Il se demande si avec l’aide de l’intelligence artificielle, une « inter-langue » pourrait bientôt être au point .
Sorte de dispositif magique, le traducteur automatique universel de la science-fiction permet aux civilisations humaines comme extraterrestres de communiquer sans effort et sans apprentissage préalable. Certains dispositifs sont clairement loufoques, mais d’autres ont-ils inspiré les chercheurs ? » se demande t-il à travers une étonnante revue de science fiction qui mêle Le Guide du voyageur galactique de (1979) et Le Retour du Jedi (1983).
Aujourd’hui, l’apport de l’intelligence artificielle dans ce domaine est considérable :  « avec l’essort de l’apprentissage profond (ou deep learning) de l’intelligence artificielle (IA), les travaux actuels explorent de nombreuses voies qui cherchent toutes à minimiser l’intervention humaine. Personne ne construit plus d’inter-langue, et le développement de méthodes d’apprentissage multilingue conduit à se passer de langue-pivot. En revanche, l’apprentissage profond pose de nouvelles questions. Rappelons qu’avec ce type d’approche, fondée sur les réseaux de neurones, la machine apprend à analyser un texte selon une façon qui lui est propre (sur la base de vecteur et d’opérations mathématiques) et qui n’a pas été dictée dans une suite de régles rédigées par un programmeur humain. La machine se construit donc ses propres représentations. Il est tentant d’y voir la matérialisation d’une sorte d’inter-langue, par exemple dans les couches cachées de Google Translate (Google Neural Machine Translation). On pourrait même étudier cette « inter-langue » en tant qu’œuvre de la machine, intéressante par son originalité voire son universalité. En fait, il ne s’agit que d’une représentation interne, comme il y en a dans tous les réseaux neuronaux profonds.”.
 

Pour en savoir plus :

1- Frédéric Landragin. Que valent les traducteurs automatiques de la science fiction ? Journal du CNRS. 9 09 2020. https://lejournal.cnrs.fr/billets/que-valent-les-traducteurs-automatiques-de-la-science-fiction

Comment parle un robot ? Les machines à langage dans la science-fiction, Frédéric Landragin, éd. Le Bélial’, coll. Parallaxe, 2020.

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