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Un test sanguin de dépistage précoce d'Alzheimer en essais cliniques.

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Plus tôt la maladie est détectée, plus efficaces seront les traitements pour ralentir la maladie. Pour cette raison, un dépistage grand public de la maladie d’Alzheimer, avant l’apparition de symptômes, constituerait une innovation majeure pour “ralentir la progression de la maladie et de planifier leur avenir“(1), se félicite le magazine de la recherche de l’UE. Mais s’il n’existe pas, sur le marché, de traitement pour “soigner” la maladie, on peut se demander si le patient a toujours interêt à connaitre sa future maladie, ou à connaitre le risque d’une future maladie, avant l’apparition de symptômes. Il semble que pratiquer un dépistage n’a de sens que si la maladie recherchée est curable. 

Plusieurs tests sanguins pour la maladie d’Alzheimer sont développés à travers le monde. Aux Etats-Unis, en novembre dernier, la FDA, Food and Drugs Administration, a autorisé la mise sur le marché d’un test diagnostic (c’est à dire pour des patients présentant déjà des symptômes). En Europe, dans le cadre d’une initiative de recherche, lancée en octobre 2023, nommée 2D-BioPAD, les chercheurs espèrent une mise sur le marché des tests de dépistage, rapides et peu onéreux, qui seraient pratiqués lors d’examen de santé de routine, d’ici 5 ans https://projects.research-and-innovation.ec.europa.eu/en/horizon-magazine/simple-blood-. 

Le  dispositif identifie jusqu’à cinq protéines liées à la maladie d’Alzheimer, appelées biomarqueurs, à partir d’un simple échantillon de sang, qui fonctionne de la manière suivante :”Au cœur du dispositif 2D-BioPAD se trouve le graphène, une feuille de carbone d’une épaisseur d’un atome, plus résistante qu’une feuille d’acier de même épaisseur et excellente conductrice d’électricité.
Lorsque les protéines liées à la maladie d’Alzheimer se lient à la surface du graphène, elles modifient subtilement la façon dont l’électricité circule à travers le matériau. Ces changements peuvent en principe être détectés avec une sensibilité extraordinaire, ce qui incite les chercheurs à exploiter cette possibilité et à identifier des biomarqueurs présents en concentrations extrêmement faibles. L’IA a constitué un facteur important pour la mise au point du produit, en contribuant ” à la conception de minuscules « sondes » moléculaires qui détectent les protéines responsables de la maladie d’Alzheimer, en les optimisant grâce à des simulations rapides basées sur des bases de données protéiques et des modèles moléculaires”.

 Quelques 7 millions de personnes souffrent déjà de la maladie d’Alzheimer en Europe. Le chiffre devrait, selon le European Brain Council,  atteindre 14 millions de personnes en 2030, en lien avec le vieillissement de la population.

 

 

Vittoria d’Alesso. A simple blood test could change how Alzheimer’s is diagnosed. Horizon,  the EU Research & Innovation Magazine. 15 janvier 2026.

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