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Compagnons IA (2) : le compagnon assistant/meilleur ami/boyfriend. Comment interpréter ces relations virtuelles ?

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Aide pour les tâches quotidiennes, interaction sociale et compagnie (mode amitié ou romantique), jeux de rôle, apprentissage de nouvelles compétences… : l’application Replika https://replika.com/?  propose une vaste gamme de compagnons IA « toujours prêts à discuter, à écouter et à se prêter à tout ce que vous souhaitez ». Dans l’option « apparence physique masculine », le compagnon IA se présente, au choix, comme un “homme d’affaires puissant, un défenseur intrépide, un hors-la-loi dangereux, un voisin sympathique, un vampire gothique, un robot futuriste, un artiste rebelle“… Bref, le compagnon IA répond à toutes les attentes, aussi bien pour la discussion que la gestion du stress, la créativité, le soutien émotionnel ou encore l’organisation du quotidien. 

Attention de ne pas confondre l’IA assistant et l’IA ami, explique la fondatrice de la plate-forme Kindroïd – spécialisée dans les relations amicales et romantiques, très personnalisables – au magazine The New-Yorker : “un jour, chacun disposera de deux IA distinctes et durables : un assistant et un ami. L’assistant sera prévisible, fonctionnel et sans charme. « Il n’a pas besoin d’autonomie… Son rôle est de vous servir. » Il planifiera vos rendez-vous, réservera vos voyages et commandera vos courses. L’ami sera plus présent et plus complexe : tantôt thérapeute, tantôt coach, tantôt miroir” (1). 

Le magazine The New Yorker retrace, dans cet article, les grandes étapes du développement des AI compagnons, depuis les années 60 jusqu’à aujourd’hui :

Si les relations avec les compagnons IA sont virtuelles, les émotions, les sentiments, les expériences ressenties par l’humain dans ces échanges sont, elles, bien réelles : “au Japon, la ficto-sexualité, qui désigne l’attirance exclusive pour des personnages fictifs, est un phénomène culturellement reconnu. Depuis longtemps, les gens entretiennent des relations avec des fantômes et des esprits, des célébrités et des personnalités politiques — des entités qui ne leur répondraient jamais, ni par SMS. Peut-être que la promesse, et le plaisir, des compagnons dotés d’intelligence artificielle ne résident pas dans l’illusion d’une autre personne à l’autre bout de la conversation, mais bien dans l’inverse : l’assurance qu’il n’y a personne” (1).

L’interprétation de ces nouvelles relations virtuelle serait-elle à rechercher non pas dans l’occupation d’un vide ou l’aspiration à un prolongement imaginaire de l’humain, mais dans l’évitement de l’humain ?

 

1 – Anna Wiener. Love in the Time of A.I. Companions. Some people now have an A.I. bestie. Some have a husband. Some have three. The New Yorker. 9 mars 2026. https://www.newyorker.com/magazine/2026/03/16/love-in-the-time-of-ai-companions?

 

 

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